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 Forest l'Abbaye d'autrefois :

 

 

La carte postale apparut en France en 1870 dans Strasbourg assiégée par l'armée allemande.

La période de l'age d'or de la carte postale s'étend de 1900 à 1904. il était interdit d'écrire la correspondance du même côté que l'adresse. C'est pourquoi le côté vue laissait souvent de larges plages pour la correspondance.

Depuis plus d’un siècle maintenant la carte postale est photographique, elle nous restitue l’environnement de nos ancêtres avec toute la précision possible. Des milliers de cartes ont aussitôt été éditées. On peut affirmer que toutes les communes de France ont été photographiées dans la période des vingt années entourant la naissance du 20 ème siècle. Les cartes circulent par millions. Leurs éditeurs foisonnent, et le moindre commerçant du plus petit village tient à voir son nom imprimé sur les cartes qu'il ne fait, en réalité, que diffuser pour le compte d'un grossiste de la région.

Au début du 20ème siècle, il y avait trente fermiers au village, dans les années 1960 il n'y en avait plus que 10, et en 2000 il n'en restait que 3.

La population se composait principalement de bûcherons, de charbonniers, de tailleurs de douvelles et de fermiers. Les femmes fabriquaient des tolinets (petits fagots de bois), récoltaient de la fougère pour faire des paillasses aux enfants, ramassaient de la mousse pour les jardinières qu'elles allaient vendre à Abbeville en charrette tirée par un cheval ou un âne.

rues, professions, cartes postales et photos

 

Sur cette page, nous allons essayer de vous faire une visite virtuelle du village avec les activités existantes  dans chaque rue et des cartes postales et photographies anciennes. Forest l'Abbaye a fait l'objet depuis le début du 20ème siècle d'un grand nombre de cartes postales.

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Le village se compose de 15 rues et de deux places.

Commençons la visite, comme en 1900, en arrivant en train par la gare située dans la RUE DES BLANCS HÊTRES (numéro 01 sur le plan) Un primeur maraîcher réside dans cette gare. Après 600 mètres à pieds sur un sentier, dans les champs, nous voici dans la RUE DE LAMOTTE (numéro 02 sur le plan) où est installé le célèbre café restaurant DUBOS, qui fait bal, épicerie, magasin Spar et guinguette. Si nous empruntons sur la gauche, nous arrivons dans la RUE DU SOLEIL LEVANT, (numéro 03 sur le plan) lotissement récent construit dans les années 1980, rien d'exceptionnel dans cette rue. Empruntons alors sur la droite, un sentier caillouteux, s'appelant la RUELLE DU BOIS DE BOULOGNE,  (numéro 04 sur le plan) et arrivons à une chapelle  érigée en mémoire de la Nativité de la Vierge, par la famille de BEGUE Vincent. A droite, se situe le lotissement de la RUE DE BEAUVOIR (numéro 05 sur le plan), possédant 18 maisons modernes. 

Jusque dans les années 1990, ce n'était que ronciers, mûriers sauvages, pommiers et poiriers. Rien d'intéressant dans cette rue. Par la gauche, revenons vers le bourg, arrivant, face à l'ancien relais équestre, étant maintenant de gîte rural, et servant pour la Route du Poisson  (cette route servait,  dès le XIII ème siècle, pour le  transport quotidien du  poisson frais, la Marée, dans de grandes voitures hippomobiles à deux roues, que l'on appelait Ballons de Marée, attelées à des chevaux boulonnais. Les équipages couvraient, dans une course contre la montre permanente, les 270 kms séparant Boulogne sur Mer des halles de Paris en moins de 24 heures. Ces attelages transportaient ainsi jusqu'à quatre tonnes de poissons. Le travail ne manquait jamais, le poisson était toujours prisé, d'autant qu'à l'époque, le Carême et l'abstinence de viande étaient très respectés. Malgré la qualité des attelages, la Marée arrivait parfois en retard. A ce sujet, on peut rappeler l'histoire du célèbre VATEL , Maître d'Hôtel du Grand Condé : ne voyant pas arriver le poisson nécessaire au repas qu'il devait servir à Louis XIV, il se suicida. En 1848, la mise en service de la ligne de chemin de fer entre Boulogne sur Mer et Paris va mettre un terme à cette pratique séculaire ).

  Juste en face, se situe d'un côté le château d'eau, datant de 1937 dont les fondations date de 1934. Nous sommes sur la PLACE DES TEMPLIERS (numéro 06 sur le plan). Sur la gauche, se situe l'ancien bâtiment abritant la pompe manuelle du Corps des Pompiers du village. (Le service d'incendie du village a existé jusqu'en 1986).  Cette place est la place principale du village où les habitants se retrouvaient pour les différentes manifestations communales. C'est sur cette place qu'a été érigé le Monument aux morts. Il y a aussi la présence d'un calvaire et de la mare du village (aujourd'hui disparue).

Face au Monument aux Morts, est installé le "café du bois" devenu le " café de la forêt". On note la  présence de la seconde  maison forestière du village, celle de Beauvoir (Pendant la deuxième guerre mondiale, il y avait un centre de carbonisation (fabrique de charbon de bois) qui employait 80 personnes). C'est en haut du village, vers la forêt que fut construit le château d'eau. 

A gauche, nous arrivons à l'autre extrémité de la RUE DE LAMOTTE, à droite nous sommes dans la RUE DES VIEUX CHÊNES (numéro 07 sur le plan) au n°133, il y a la maison d’un marchand de charbon . Si nous continuons tout droit, nous nous enfonçons dans la forêt et nous tomberons sur une chapelle érigée par la famille de MAILLET Anthime dont la ferme est située RUE DE LAMOTTE. Mais restons dans le village, car en forêt, les loups n'ont disparu qu'en 1869. Empruntons la VOIE SOREL (numéro 08 le plan), qui est l'impasse menant à l'église. Constatons à l'entrée de ce chemin, une vieille bâtisse, construite en torchis, habitat typiquement picard (Cette bâtisse habitée jusqu'en 1990 fut détruite et remplacée par un parking). Faisons marche arrière, revenons vers la PLACE DES TEMPLIERS et descendons la RUE DU SOUVENIR (numéro 09 sur le plan) , appelée ainsi en mémoire au chemin menant au Monument aux Morts, pour ne pas oublier le sacrifice des enfants de la commune pendant les 2 guerres mondiales. A hauteur du n°85 de cette rue, constatons la présence dans le mur de la grange donnant sur la rue, la présence de l'ancienne boîte aux lettres du village, (l'emplacement de cette boîte a été remblayée par quelques briques). Quelques mètres plus loin, sur la droite se situe  la RUELLE DE LA FORÊT (numéro 10 sur le plan). C'est un accès vers la forêt comme son nom l'indique. 

Mais continuons dans la RUE DU SOUVENIR,  au n° 76, c'est l' entreprise de maçonnerie. Au n°85,  on note la présence d’un café tabac, on constate dans le mur de la grange donnant sur la rue, la présence de l'ancienne boîte aux lettres du village, l'emplacement de cette boîte a été remblayée par quelques briques. Au n° 153, présence d’un second marchand de légumes.

Arrivons à un carrefour et continuons en face pour arriver dans la GRANDE RUE, (numéro 11 sur le plan) qui fut autrefois la rue principale du village et la plus active du village, avec la présence de 11 activités.  Remontons la rue, en direction du village de Le Titre, et rendons visite aux divers artisans. Au n°61, nous remarquons qu'il y a un bourrelier, avant les lieux étaient occupés par un café épicerie. Continuons, à hauteur du n°103 où il y a une fabrique de tonneaux, existante jusqu'en 1890 et appartenant à Monsieur BEGUE Vincent (maire du village de 1857 à 1881),elle est installée en face de la ferme Padieu. Au n°205, on remarque la présence d'un cultivateur charcutier en la personne de Monsieur CHRISTOPHE Alphonse Emile Amédée. Il va de ferme en ferme tuer les cochons. Il sera maire du village entre 1910 et 1912. Son fils Marceau, né en le 04 septembre 1900 reprendra l'affaire. Son père, Emile Anathole, alors jeune marié, et cultivateur boulanger, fut appelé a combattre pendant la Commune de Paris en 1870. Au n°219, voila la sage femme du village. Au n°245, la femme confectionne des couvertures et matelas pendant que son mari tue des cochons. Un peu plus haut, au n°289, il  y a un marchand de légumes. Au n°305, c'est une des  boulangerie du village. Au n°306, c'est l'atelier de de maréchalerie de Monsieur CHIVOT Victor (qui sera maire du village de 1953 à 1965). Au n°339, c'est la ferme SAVREUX. En face, au n°354, il y a le couvreur, et enfin au n°404, il y a une autre couturière. De plus, de 1950 à 1985, il y aura un poissonnier dans cette rue. 

Après 500 mètres, et un passage devant les divers commerces, nous arrivons à un nouveau carrefour, dit en patte d'oie, avec à gauche  la RUE DU HALLOT,(numéro 12 sur le plan) portant le nom d'une promenade pédestre de la forêt de Crécy (dans cette rue, se trouvaient une entreprise d'exploitation forestière. Elle a appartenu à Monsieur Yves HENRY, ancien maire du village. Elle se situait au niveau des hangars actuels) ; en face, la route vers le village de Le Titre (à la sortie des terres de la commune se situe un calvaire) ; et à droite se situe la RUE DE L'ARRÊT  (numéro 13 sur le plan), où il y avait une halte de chemin. Remontons cette rue, en légère pente, passons devant le n°136 où l'on salue un cultivateur bourrelier et au n°46 voilà l'atelier de menuiserie. On peut constater en face du n°136, la présence d'une grosse bâtisse type 1900, appelée "LE CHATEAU" par les habitants du village. Nous sommes à l'opposé du village, ici le vent souffle souvent et fait un bruit important en s'engouffrant dans les peupliers et les nombreux arbres du parc du "château". Suivons le chemin par la droite et nous accédons à la  RUE NEUVE (numéro 14 sur le plan), qui existait déjà dans les années 1850. Au niveau du n° 39, nous passons devant un café épicerie et au n°133, on note la présence d'un marchand de bois. En bas de cette rue, vers la gauche, par la RUE DES CHARTREUX (numéro 15 sur le plan), nous allons vers Nouvion en Ponthieu mais allons jusqu'à la maison forestière à l'extrême limite du village. Au n°53 de cette rue, une dame est en train de confectionner  des couvertures et des matelas alors qu'au n° 85, la couturière (cette dame est née le 12 juillet 1898 à Forest l'Abbaye et a vécu pendant toute sa vie (103 ans), dans cette maison) est à son ouvrage. Mais si nous allons sur la droite dans la RUE ET VERS LA PLACE DE LA MAIRIE (numéro 16 sur le plan), comme son nom l'indique, est la rue où ont été construites la mairie et l'école. Au n° 28, fut construite l'école avec son logement de fonction qui servait de mairie. L'actuelle mairie était une maison particulière avec son jardin. Aux n° 153 et 245, ce sont les habitations des cordonniers du village. Au n°160, on note la présence d’un jardinier pépiniériste. Sur la place, se situe le café, tabac, épicerie, salle de bal, cinéma, restaurant.