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L'église,
classée monument historique
Extrait
du Courrier Picard du 14/10/97 : "Tout en haut du bourg, derrière le parc paysager, entre une pâture à chevaux et une ferme, la petite église du XII ème siècle met une touche blanche au centre du minuscule cimetière.
Sous
des dehors sans fioritures, le bâtiment se distingue à peine d'une maison
villageoise, n'était le clocher qui chapeaute son pignon. Derrière cette
simplicité de façade, se cache un chœur resté intact malgré la destruction
et l'incendie de l'édifice original par les Espagnols en 1635. On situe sa
construction entre les années 1160 et 1175. Son architecture marque la
transition entre le roman et le gothique. La voûte, hautement incurvée, preuve
de son ancienneté, repose ses ogives sur des chapiteaux ornées de feuilles
d'acanthe. On peut y admirer un tabernacle du XIII ème siècle en bois; une
piscine à vider les burettes, pièce fort rare; un maître-autel en pierre de
Senlis (antérieur à la construction de l'église), où l'on peut lire, gravé
dans la matière, le signe distinctif des Templiers, à côté d'une carte de
France.
La
nef fut reconstruite un peu plus tard. La commune, ruinée, dut se contenter de
pans de bois, de torchis et d'enduits à la chaux. Elle abrite aujourd'hui un
vitrail représentant Saint Hubert, patron des chasseurs.
Sous
des dehors sans atours, l'église renfermait autrefois cinq statues en bois
polychrome des XVI ème, XVII ème et XIX ème siècles. Hélas, dérobées en
1974 par des mains indélicates, elles resteront à jamais soustraites au regard
de l'amateur éclairé. L'une d'elle représentait l'évêque Saint Blaise, que
la ferveur populaire aimait à honorer jadis tous les 3 février. Et, tradition
oblige, les habitants de la commune continuent, de nos jours, à lui dédier le
premier dimanche du même mois." (J.LLOP).
L'église,
faisant parti du Diocèse d'Amiens, abritait entre autre quelques reliques de Saint-Blaise, patron des guérisseurs.
Une légende prétend qu'un trésor se trouverait enfoui sous le chœur.
Aujourd'hui dans un état précaire, sa toiture et son clocher devraient être
prochainement restaurés. En juin 2004, l'église mal en point, a subi une campagne de restauration par des professionnels. La restauration comprenait la couverture, la charpente, les façades latérales à pans de bois avec réalisation d'un drainage, revers pavé et reprise du soubassement. Il y aura dans peu de temps la restauration de la façade ouest, du clocher et l'achèvement des travaux intérieurs après séchage des torchis.
Dans les temps passés, les habitants du village avaient le choix de faire célébrer un office religieux dans les villages (Nouvion en Ponthieu ou Hautvillers - Lamotte Buleux ne possédant pas d'édifice religieux) aux alentours lorsque aucun homme d'église n'était présent.
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