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L'existence
de notre village, autrefois appelé Forestis (puis Forest, Forêt l'Abbay,
Labye, l'Abée), remonte à l'an 797, époque où il n'était qu'un manoir dépendant
de Saint-Riquier. C'est sa situation dans la forêt de Crécy et
sa qualité de manoir dépendant de l'Abbaye de Saint-Riquier, qui a valu son
nom au village.
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| Puis il devînt hameau de Nouvion en partie et d'autre part
dépendant de la Commanderie de Beauvoir-les-Abbeville vers les années 1000.
L'église
vit le jour entre 1160 et 1175. Vers 1209, les Templiers, installés par le seigneur de
Nouvion, y établissent une Commanderie. Ces derniers occupaient une terre,
qu'elle tenait d'Eustache de Nouvion ou de son père, à la charge de lui
remettre une partie des récoltes. La maison de Forest, comme toutes les
maisons du Temple avait une chapelle. Les Templiers, tenant la plus grande
partie de leurs bien de la charité de donateurs généreux, ne pouvaient manquer
d'être exposés à bien des contestations. Forest l'Abbaye, dépendait alors à
cette période, pour 1/4 de Nouvion, et 1/4 de la commanderie de
Beauvoir-les-Abbeville. |
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Blason de Nouvion, repris de
celui des seigneurs du lieu, et notamment du sceau de Jean de
Nouvion de 1271 :
D'azur à trois aigles d'or. |
| C'est
en 1334 que l'Ordre de Malte et ses moines défricheurs remplacent les
Templiers, tout en leur confisquant leurs biens religieux. En ce temps là, la
forêt s'étendait jusqu'à Abbeville, Port le Grand.
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Au
cours des siècles, le village a subi les destructions et les sévices, conséquences
des nombreuses guerres qui s'y sont déroulées. Au XV ème siècle, ce fut la
deuxième partie de la Guerre de Cent Ans. Au XVI ème siècle, la lutte
contre Charles Quint et Philippe II d'Espagne. Au XVII ème siècle, pendant
la courte période de 1635 à 1639, les Espagnols, solidement installés à
Hesdin, firent des ravages considérables dans la région comprise entre
l'Authie et la Somme.
Le
village fut pillé et incendié, comme le furent plus de cinquante autres villages et
hameaux du voisinage. Les habitants furent massacrés, certains, néanmoins
réussirent à s'enfuir et se cacher dans la forêt
avoisinante. Une épidémie de peste s'étant ajoutée aux dévastations de la
guerre. |
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Au
niveau de la généralité, c'est à dire des députés des Etats Généraux, au Moyen Age, Forest l'Abbaye, dépendait, en 1698, à
la fois du baillage d'Amiens pour 88 habitants et 90 habitants dans la
partie du Ponthieu.
L'élection d'Abbeville avait été constituée
par démembrement de celle d'Amiens. Elle ne présentait aucune cohésion
territotiale. "C'était, une collection d'enclaves et d'imbrications évoquant
un morcellement féodal plutôt qu'une circonscription administrative moderne.
Vingt paroisses étaient en partie sur l'élection d'Amiens, vingt sur celle
de Doullens ; ce qui complique encore les choses, c'est que le partage a
varié, et que les collectes à cheval sur les limites ne formaient pas
toujours paroisse ecclésiastique".
| Au niveau de l'imposition, Forest l'Abbaye,
dépendait du grenier à sel de Forest-Montiers jusqu'en 1726, qui fût
remplacé par celui d'Abbeville. |
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mettre carte
ponthieu archives abbeville

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Un procès-verbal de visite du 5
messidor an XI (24 juin 1803) mentionne le bon état de l'édifice du culte, qui
a été entièrement réparé aux frais du citoyen Maillet comme
propriétaire
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C'est en 1790 que le
village prend son nom définitif de Forest l'Abbaye, époque où le village
devient Commune à la Révolution. Les biens de l'Eglise ont été vendus après la
Révolution en 1793. Ils représentaient 170 hectares ; c'est Claude MAILLET,
fermier, et maire de 1801 à 1813, qui a acheté ce domaine. Ce sont ses
descendants qui en sont encore propriétaires et les cultivent. On peut le constater sur une carte
postale intitulé différemment "Ancienne Maison des Moines Chartreux" et "ferme
de M. MAILLET". Ce dernier fut le second Maire de la commune en 1801,
nommé par Nicolas-Marie Quinette, alors Préfet de la Somme. |
| parler du recensement mis en place en 1836 |
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L'hiver 1837-1838
est particulièrement rigoureux, pour les habitants du village, on note
des températures avoisinant les -20° sur Abbeville. L'ensemble du pays est
soumis aux mêmes conditions climatiques.
L'été 1838 est catastrophique pour le département, 39
communes sont touchées par les inondations, les coups de vent, les orages et
la grêle. Forest l'Abbaye, n'est pas épargné, et est durement touché par la
grêle, les récoltes sont quasiment anéanties. La commune se pourvoie en
demande de secours
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- 1849 :
Comme dans toutes les communes de France, la population masculine
majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration
du
suffrage universel.
- révolution - école en 1850 - grognard de napoléon - guerre de 1870
- soldat mort lors de la conquête de l'algérie - route du poisson 
- gare en 1882 - construction de charbon de bois - individu mort à
cayenne
Au début du 20ème siècle, il y avait
trente fermiers au village, dans les années 1960 il n'y en avait plus que 10,
et en 2000 il n'en restait que 3.
La population se composait principalement de
bûcherons, de charbonniers, de tailleurs de douvelles et de fermiers. Les
femmes fabriquaient des tolinets (petits fagots de bois), récoltaient de la
fougère pour faire des paillasses aux enfants, ramassaient de la mousse pour
les jardinières qu'elles allaient vendre à Abbeville en charrette tirée par
un cheval ou un âne.
- 1ere GM vers 16 heures, le 1er août 1914, tous les maires de
France reçoivent du gouvernement le télégramme qui fixe la mobilisation au
dimanche 2 août. Dans les campagnes avoisinantes, le tocsin ramène au
village ceux qui sont occupés à la moisson. Les plus chanceux de ces hommes
durent attendre quatre ans avant d'entendre le son des cloches de la
victoire. Mais personne ne peut s'en douter au cours de cette belle journée
d'été. Septembre 1914, les soldats français creusent des tranchées sur
Canchy et Saint Riquier. Abbeville devient une ville de garnison pour les
armées alliées (britannique australienne et indienne). Les villages
aux alentours comme Hautvillers ou encore Forest l'Abbaye servent de camps
de repos aux alliés. Abbeville est bombardé à plusieurs reprises par les
allemands durant le conflit. En avril 1915 la classe 1916 est mobilisée, les autres suivent,
jusqu'à la classe 1919, c'est à dire des jeunes gens âgés de dix neuf ans en
1918. Les familles apprenent à vivre dans l'angoisse lancinante de la
"mauvaise nouvelle". L'abesence de courrier, l'annonce d'une offensive dans
le secteur où l'on croit que se trouve l'être cher décuplent les craintes.
Dans les villages, le maire est généralement chargé d'apporter les funestes
télégrammes, à moins qu'il ne se défausse sur le facteur. Jamais tant de
parents n'ont pleuré leur(s) enfant(s). Parfois, le fils ou le mari est
porté disparu. La nouvelle de sa captivité chez l'ennemi apparaît alors
comme une délivrance mais des milliers de familles doivent attendre de longs
mois, parfois au delà de l'Armistice pour connaître avec certitude le sort
souvent tragique de celui qui manque à l'appel. - monument au morts -2e GM
le 5 juillet 1943, le petit train de voyageurs de crécy est mitraillé tuant
5 personnes (dont le chef de gare) et blessant vingt personnes.$ -
La mairie actuelle, était une
simple habitation où résidait la famille ci dessous. Elle fut habitée jusque
dans les années 1950.
Si les visages sur cette photo
ne vous sont pas inconnus, faites nous savoir qui sont ils. Merci.
Merci à Mme PETIT, née LEMAIRE pour cette photographie
La
fabrication du charbon de bois faisait vivre autrefois un grand nombre de
charbonniers. Cette activité s'éteignit durant la dernière guerre. Il
existait aussi une fabrique de tonneaux jusqu'en 1890. Le village possédait
aussi un certain nombre de tisserands, leur renommée s'étendant sur toute la
région. Aujourd'hui, il ne subsiste plus aucune activité manuelle, si ce
n'est quelques bûcherons.
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Lors
de la Première Guerre Mondiale, la commune, comme nombre de villages de France
vit partir un nombre important des ses enfants. Beaucoup ne sont pas
revenus. Un hommage à leur dévouement leur a été rendu en juin 1921 lors de
l'inauguration du Monument aux Morts. Il
est a noter la présence d'un mini camp de travailleurs chinois et
des camps d'exercices pour les soldats à proximité de la gare du
village. Forest l'Abbaye était un noeud ferroviaire important dans
l'ouest du département de la Somme (Relais côte Picarde - Pas de Calais
- Abbeville). |
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Lors
de la Deuxième Guerre Mondiale, Forest l'Abbaye est occupé par les Allemands
qui logeaient chez l'habitant. Il y a eu plusieurs combats aériens au dessus de
la commune. Il y eu d'ailleurs un mitraillage de la gare au moment où deux
trains stationnaient. Un bombardier allié s'est écrasé sur les terres de la commune. Le
blason de la commune fut réalisé quelques années après le conflit dans un
morceau de carlingue. Forest l'Abbaye a également perdu des enfants durant ce
conflit, d'autres ont été prisonniers de guerre. Un centre de carbonisation géré
par les eaux et forêts a occupé 80 personnes. Ce dernier se situait à la maison
forestière de Beauvoir.
C'est
le 04 septembre 1944, que le village fut libéré par les les soldats polonais
qui venaient de libérer la veille Abbeville et le jour même Nouvion en
Ponthieu.
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